La santé au féminin

Le tennis au féminin

Devenir femme, puis maman. Ces deux étapes s'accompagnent d'un bouleversement morphologique spectaculaire, tout à fait compatible avec la pratique du tennis...


À l'adolescence, la baisse de l'activité physique est plus marquée chez les filles. Un déséquilibre de puissance lié à la puberté ? En partie. Mais, au-delà d'une baisse de compétitivité par rapport aux garçons, beaucoup de jeunes filles ont du mal à accepter leur corps.

Leur poitrine tout d'abord.
Afin de la cacher, la position fréquemment adoptée par une adolescente est de se pencher, les épaules en dedans. Et c'est le meilleur moyen de s'abîmer le dos. Pour éviter ces désagréments, choisissez des soutiens-gorge conçus pour le sport. En plus de maintenir vos seins contre votre buste et de les laisser respirer, il réduira de 70 % leurs mouvements.
Au tennis, votre poitrine peut atteindre une amplitude latérale de 10 cm, et les mouvements verticaux peuvent multiplier son poids par six, d'où cet effet si désagréable d'une poitrine qui se balade à chaque course.
Quel que soit votre âge, voici des conseils pour limiter son affaissement : éviter le surpoids et, surtout, l'effet « yoyo » (perte et prise de poids rapide), ne pas fumer, éviter les bains chauds. Pour les poitrines volumineuses, les bretelles larges et croisées au niveau des épaules sont recommandées.

 

Les règles : aucune contre-indication avec la pratique d'un sport, bien au contraire. En cas de crampes douloureuses, le tennis, accompagné de beaucoup d'eau, peut même vous apaiser. Le sport peut aussi diminuer le stress et les troubles de l'humeur dont vous pouvez souffrir.

La grossesse : selon le déroulement de votre grossesse, l'activité physique est bénéfique chez la femme enceinte. Le renforcement des lombaires et des abdominaux permet de diminuer l'incidence des lombalgies (dues au creusement du dos et au déplacement du centre de gravité). Certaines futures mamans jouent même jusqu'au sixième, voire septième mois, sans forcer. Mais demandez toujours son avis à votre médecin, lui mieux qu'un autre connaîtra les limites à ne pas dépasser. Et dans tous les cas, sachez que la compétition est à éviter, surtout après le premier trimestre. Impossible de se surpasser en pensant à protéger son bébé...

Après l'accouchement, les modifications morphologiques persistent pendant quatre à six semaines. Rien n'empêche de reprendre progressivement le tennis, même dans les jours qui suivent la naissance. Si les femmes qui reviennent à leur meilleur niveau après avoir eu un enfant sont rares, la mission n'est pas impossible.
Kim Clijsters l'a démontré : en 2007, à 24 ans, la joueuse belge a mis un terme à sa carrière pour donner naissance à sa fille Jade... qu'elle portait dans ses bras en 2009, lorsqu'elle a gagné l'US Open. Son deuxième titre du Grand Chelem. Après deux ans et demi d'absence, et après avoir battu les sœurs Williams, alors n° 2 et n° 3 WTA.

 
Blocage de classement pour maternité

L’article 38-A des Règlements Sportifs prévoit le blocage du classement pour les joueuses ayant une maternité au cours de l’année sportive. Seules sont susceptibles de bénéficier d’une mesure de blocage de leur classement, les joueuses licenciées qui, en raison d’une maternité, ont été empêchées de participer aux compétitions pendant au moins cinq mois de l’année sportive ; si elles figuraient en Première Série ou en Promotion, elles y sont maintenues. Ces joueuses, si elles sont licenciées pour l’année sportive en cours, peuvent être maintenues à leur échelon de classement.
Les demandes sont adressées à la FFT via la Ligue de Champagne avant la 2ème quinzaine de Septembre de l'année sportive en cours.


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